Quelques photos de la Venise qui me fait rêver ; du calme, de la sérénité, des couleurs, une atmosphère et quelques anecdotes d'un autre temps pour rêver, découvrir ou sourire.
samedi 4 septembre 2010
Doge Nicolo Marcello 1473-1474
Le marchand de poissons
vendredi 3 septembre 2010
Le tabac
Ce fut au XVIème siècle que la plante du tabac (ainsi dénommé parce que trouvée pour la première fois dans l’île de Tabago en Amérique) fut cultivée en Europe, mais c’est seulement au siècle suivant que son usage se répandit à Venise, où, elle se vendait, au début, dans les pharmacies.
L’autorité ecclésiastique s’opposa à cette coutume et la célèbre bulle du pape Urbain du 30 janvier 1692 menaçait d’excommunication et de pendaison tous les fumeurs de tabac.
En cela, l’autorité civile apportait son aide à l’église. On peut lire dans un avis daté du 21 mars 1656 : " par ordre des Inquisiteurs, mercredi, tout le tabac fut retiré des boutiques où il se vendait , et furent visitées toutes les boutiques susceptibles d’en vendre."
Très vite, les choses changèrent et Gradenigo rappelle dans ses Notes que, après 1670, le tabac se vendait sous les portiques des prisons avec l’accord du doge, même si beaucoup en réprouvait l’usage, le considérant comme un vice.
Entre temps, le nouvel usage s’étant répandu de plus en plus à Venise, le gouvernement pensa en tirer profit en donnant le tabac en concession. On a mémoire que le premier concessionnaire fut un juif appelé Daniele David da Pisa . Il tint boutique d’abord dans la calle Gregolina à Madonna dell’Orto, puis sur la Fondamenta delle Penitenti à Cannaregio. Finalement à S. Andrea s’installa un autre concessionnaire le comte Girolamo Manfrin. Lequel s’enrichit notablement avec cette industrie, acheta un palais à Venise avec de vastes domaines sur la terre ferme
Priser le tabac était devenu, à la chute de la République, un véritable besoin, à tel point qu’il existait un art du savoir vivre traitant de la façon de tenir en main la tabatière, de l’ouvrir, de la présenter à la compagnie, d’aspirer le tabac par les deux narines à la fois sans pour autant faire mauvaise figure, de fermer la tabatière, d’éternuer, de cracher et de souffler par le nez.
Merci à Claude Soret pour ses traductions : anecdotes historiques vénitiennes - 1897 -Giuseppe Tassini
jeudi 2 septembre 2010
San Giorgio Maggiore

Appelé jadis île des Cyprès, les Partecipazi consacrèrent au huitième siècle un Sanctuaire à saint Georges, lequel fut dit Majeur pour le distinguer de l'autre petit îlot de San Giorgio in Alga (voir à ce sujet le blog de Walter "l'altra venezia" post du 27 aout).
Ce sanctuaire fut sécularisé, puis rendu au culte. L'île fut convertie en lieu de franchise commerciale et on y construisit un bassin avec des tourelles.
Son campanile croula en 1773 ; il saccagea dans sa chute le cloître, l'église, et tua quelques moines. C'est là qu'en 1800 se tint le conclave qui fit de Chiaramonti le pape Pie VII.
Au XIIIe siècle un tremblement de terre avait presque anéanti San Giorgio Maggiore.
© VENISE - C. Mauclair - tableaux de J.F. Bouchor
Le vitrier
mercredi 1 septembre 2010
"Le Molo" - Luca Carlevarijs

Conditionnés par une position géographique particulière, avec les eaux intérieures et marines qui constituaient des voies naturelles de communication, les Vénitiens furent conduits à faire de leur ville un carrefour d'échanges où chacun pouvait se fournir des marchandises qui lui manquaient et offrir celles qu'il avait en trop.
Les vénitiens au XIIIe siècle étaient déjà 80 000 ; cent ans plus tard, leur nombre était passé à 120 000. Hors de l'Italie, seule Paris atteignait 100 000 habitants.
Malgré le retour de terribles épidémies, Venise à la fin du XVIe siècle comptait 190 000 âmes, chiffre qu'elle n'a jamais plus dépassé.
Alvise Zorzi - Venise
Les nettoyeurs de canaux
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