samedi 5 juin 2010

Bienvenue à Annette avec ces quelques fleurs du Parc Savorgnan


et bon dimanche à tous

Reflet vénitien de Catherine Hedouin

Mes plus douces pensées à Martina et Philippe

qui se marient aujourd'hui à Venise ; je leur souhaite beaucoup de bonheurs et Chloé se joint à moi pour embrasser son papi et Martina !

Ce sujet est quasiment inépuisable...

vendredi 4 juin 2010

Porte d'eau

"Promission" d'Andréa Dandolo 1343-1354, qui fixait au doge ses prérogatives et ses devoirs


Lettré, ce doge enseigna le droit à l'université de Padoue.

Ruskin dit que sans la Chronique qu'il rédigea, on ignorerait la moitié de ce que nous connaissons sur les premiers siècles de la République.
En 1348, l'Europe fut ravagée par la peste dont Boccace nous a fait la description dans l'introduction de son Décaméron.
Venise qui venait déjà d'être éprouvée par une série de tremblements de terre perdit les 3/5 de sa population.
La guerre se ralluma ensuite durant des années entre Gênes et Venise.
Accablé par les soucis, le doge mourut à 46 ans.

Ne serait-ce point une glycine !

jeudi 3 juin 2010

LE MONUMENT DE TOMMASO RANGONE


Au dessus de la porte principale de l'église de S. Giulano, on peut admirer une statue de bronze, représentant un homme assis, tenant en main un livre, appuyé sur un genou, avec autour de lui les instruments des métiers libéraux.. c'est Tommaso da Ravenna, qui commanda à ses frais, à Sansovino l'érection de cette statue et exerça, avec mérite la médecine, cet "atrium doctor" s'adonnant également aux études philologiques, astronomiques et géographiques. Son vari nom était Gianozzi, ou Gianotti, mais on l'appelait communément Rangone, avec l'accord de cette noble famille. Il se procura, grâce à sa profession, beaucoup d'honneurs et de richesses, écrivit maints ouvrages, parmi lesquels un dans lequel il prétendait enseigner la méthode pour vivre jusqu'à 120 ans., âge que n'atteint pas Rangone lui-même, mort en 1577 à 94 ans. Il fut enterré dans le chœur de l'église S. Giulano. Là, lors de la réfection du pavement en 1823, on en découvrit la tombe, grande caisse de marbre, faite de manière particulière parce qu'elle a un creux pour la tête, les épaules et les cuisses du cadavre.
De ce cercueil, vidé de ses ossements, on fit don au lapidaire de la Salute.. L'épigraphe qu'il portait fut placé à l'entrée de la porte principale de l'église de S. Giulano.
Tommaso Rangone était un homme très généreux, parce que, outre la façade de S. Giuliano, il fit ériger la porte du couvent du Sépulcre, fit des dons à l'église de S. Geminiano, sa paroisse, et fonda à Padoue un collège pour accueillir 32 étudiants de Ravenne, près du pont Molin.
A cette générosité, était alliée une grande vanité, comme cela apparaît dans les ordres qu'il donna pour son enterrement. Il prescrit que le cortège funèbre fasse un grand tour dans la ville, portant avec lui les plus précieux des objets de sa maison et les dessins en bois de la façade de S. Giuliano. Il donna les indications à suivre pour l'installer dans le cercueil, les anneaux qu'on devrait lui mettre aux doigts, les livres qu'on devrait poser à ses côtés, avec indication de la page à laquelle ils devraient être ouverts, les vêtements que devraient endosser son bibliothécaire. Enfin il indiqua les chants funèbres et voulut que les clercs des églises devant lesquelles passeraient sa dépouille, sortent pour la bénir avec de l'eau bénite.
Le monument de Rangone à S. Giulaiano est rappelé de manière amusante par Francesco Loredan dans sa comédie "L'Incendie" publiée en 1594. Dans laquelle deux serviteurs, Pante et Aglio, ont le dialogue suivant :
Pante : tu mérites pour tout ce que tu as fait d'être placé plus haut que l'obélisque de Bartolomeo Coleone
Aglio : tu me fais injure à me comparer à ce spadassin ; tu devrais plutôt faire référence à l'excellent Tomas
Pante : où repose celui-ci ?
Aglio : il est en bronze à la porte de l'église S. Giulano, un livre à la main, en train d'expliquer aux faquins qui passent sur la place les chiffres du calendrier

Merci à Claude Soret pour ses traductions : anecdotes historiques vénitiennes - 1897 -Giuseppe Tassini

Ce qui se cache derrière certaines portes





Quel bonheur ce doit être pour les vénitiens d'avoir toujours sous le regard tant de belles choses ; j'aimerais bien lorsque j'ouvre ma porte me trouver face à ces statues...

Jardin du Palazzo Contarini Minelli, Cannaregio





mardi 1 juin 2010

Me voilà de retour...


après un bref séjour à Paris à l'occasion de la remise de la légion d'honneur à mon frère. Outre le plaisir de se retrouver en famille, j'ai pu visiter son quartier, le XVIe que je ne connaissais pas ; quartier bien agréable.
Je vous remercie pour tous vos commentaires pendant mon absence.
Emilia a remarqué que je n'étais pas très douée pour les titres et la prose en général ; je vais essayer de m'améliorer...

Lagune vue du Lido

à travers les vitres du bus n°11 au retour d'une balade jusqu'à Pellestrina

Encore une petite sur ce beau mur

lundi 31 mai 2010