Quelques photos de la Venise qui me fait rêver ; du calme, de la sérénité, des couleurs, une atmosphère et quelques anecdotes d'un autre temps pour rêver, découvrir ou sourire.
samedi 13 novembre 2010
Pot à couvercle en verre calcédoine, fin du XVIe siècle

A Torcello, des fouilles archéologiques ont révélé un passé verrier ancien et important aux VIIe et VIIIe siècles.
La fin du XIIIe siècle est significative de l'évolution du monde verrier vénitien.
Un très ancien statut est remanié en 1271, vingt ans avant que les fours de la ville ne soient transférés d'autorité à Murano.
Une organisation complexe règne à l'intérieur des ateliers depuis l'apprentissage.
Les statuts sont à nouveau révisés en 1441. Cette organisation permet une activité industrielle florissante à Murano.
vendredi 12 novembre 2010
Gourde de pèlerin, début du XVIe siècle
jeudi 11 novembre 2010
Malheur à l'avocat

Malheur à l'avocat qui refuserait de venir bénévolement en aide aux pauvres, car dès 1401, Venise a organisé l'assistance judiciaire.
Les privilèges jouent à rebours s'il y en a. Une loi de 1376 a déclaré que tout délit, tout scandale commis par un noble sera châtié doublement, les dirigeants devant donner l'exemple.
mercredi 10 novembre 2010
mardi 9 novembre 2010
Banco del Giro
.jpg)
Quatre fois par an, cette banque ferme ses portes pour faire ses comptes et alors se déroule une belle cérémonie.
Les lingots sont portés en grande pompe à l'hôtel de la Monnaie sur le quai des Esclavons.
Dans un grand carrosse, le Trésor traverse la "Merceria" et ce jour-là, les boutiquiers se tiennent sur le pas de leur porte, d'ordre de l'Administration, pour être prêts à percer de leurs piques tout éventuel malandrin...
lundi 8 novembre 2010
L'éléphant de la riva degli Schiavoni

Tiepolo : "le monde nouveau"
Au début du carême de 1819, on voulut tirer hors de Venise un gros éléphant que, pendant le carnaval, on avait exposé dans une des habituelles baraques sur la riva degli Schiavoni. Mais l'animal ne le voulut pas ainsi. Saisissant par la trompe un des gardiens, il l'étendit à même le sol et le piétina avec ses pattes, se mettant ensuite à courir dans la Calle del Dose, poursuivi par les gardes de la police. Ceux ci le rattrapèrent sur le Campo delle Bragola, maintenant Bandiera e Moro, tirèrent sur lui plusieurs coups de fusil mais inutilement car la dureté de sa peau était telle que les balles rebondissaient sans le blesser. Alors il entra dans la Calle del Forno Vecchio, brisa la porte d'une maison et voulant gravir un escalier de bois, il s'affala en le brisant.
Pendant ce temps on continuait à tirer sur lui d'autres coups de fusil, toujours sans effet. A cet endroit les balles du fusil entrèrent dans une petite chambre du rez-de-chaussée où dormaient une femme avec ses quatre petits enfants qui furent indemnes par miracle. Entre temps, l'éléphant s'était relevé ; il continua son voyage jusqu'au pont de S. Antonino, où en reculant, il abattit la porte d'une église, mit tout sens dessus dessous , écrasa et éventra avec les pattes arrières une sépulture. Les artilleurs, que l'on avait appelés, profitèrent de cette occasion pour le tuer avec un petit canon et libérer ainsi la ville saisie par la peur.
L'aventure racontée ci-dessus donna son argument à Buratti pour écrire son "Elefanteide", qui lui coûta un mois de prison ; également à Pietro Bonmartini pour son "Elefanticidio" et plus tard à un certain Zanon qui écrivit une comédie en dialecte vénitien, intitulée elle aussi "Elefanticidio" et donnée en représentation au milieu des sifflets au théâtre S. Luca, aujourd'hui Goldoni.
dimanche 7 novembre 2010
Inscription à :
Articles (Atom)

