samedi 23 juillet 2011

Murs et pierres de Venise - Bienvenue sur mon blog Anita !




Marco Polo (Venise 1254-Venise 1324) suite

L'histoire commence en 1254 lorsque les deux frères, négociants, Nicolo et Maffeo Polo quittent Venise pour le Levant laissant enceinte l'épouse de Nicolo.
A Constantinople, Nicolo et Maffeo prennent congé de l'empereur Baudouin II
Nous les retrouvons peu de temps après à Constantinople.
Ayant fait d'excellentes affaires, ils font l'acquisition de pierres précieuses cousus dans leurs vêtements usés afin de ne pas attirer l'attention.
Nicolo et Maffeo naviguent vers l'escale vénitienne de Soldaia, en Crimée
Ils embarquent pour la Crimée, achètent des chevaux, se rendent à Bolgar où réside Berke Khan. Les deux vénitiens lui "offrent" tous leurs joyaux et recoivent en espèces le double de ce qu'il avaient dépensé.
Sur la route de Marco Polo - Michael Yamashita (2003)

vendredi 22 juillet 2011

Marco Polo (Venise 1254-Venise 1324) - suite

Conservé à Séville, cet exemplaire en latin du Million est annoté de la main de Christophe Colomb
Le surnom "messire Million" avait été donné à Marco Polo par les vénitiens qui venaient chez lui pour entendre de sa voix les mille merveilles de l'Asie.
Le médecin et philosophe Pierre d'Abano(1257-1315) définissait Marco comme "le plus grand voyageur et diligent explorateur de tous les temps".
Christophe Colomb avait une copie du livre de Marco Polo qu'il a annoté de commentaires et il partira en 1492 à la recherche de Cypango.
tiré de : Sur la route de Marco Polo - Michael Yamashita (2003)

Chioggia : détail de la porte du marché

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Senza titolo


jeudi 21 juillet 2011

Marco Polo (Venise 1254-Venise 1324) suite

Marco et Rustichello (celui-ci moisissant dans une prison depuis environ quatorze ans) se lièrent d'amitié.
Le papier, une plume, de l'encre aidant, on imagine avec quel plaisir le Pisan transcrivit les récits du Vénitien. 
Il y eut certainement d'autres auditeurs tels que compagnons de captivité et gentilshommes génois.
Il est fort probable que Marco Polo ait retrouvé à Gênes des marchands rencontrés au cours de ses pérégrinations ; il fut ni le seul italien, ni le seul européen à se rendre en Extrême-Orient au XIIIe siècle.
En quelques mois naquit un livre intitulé "le Devisement du Monde", également appelé "livre des Merveilles" et de nos jours "il Million".
Son succés fut immédiat ; plus de 150 manuscrits dans les bibliothèques et archives d'Europe, écrits en latin, toscan, vénitien, français, franco-italien ; l'original a disparu.
Marco Polo avait du rédiger un texte succinct de son périple. Il était d'usage que les rescapés d'expéditions marchandes écrivent un compte-rendu de leur périple.
Un inventaire des objets ayant appartenu au doge Faliero (1285-1355) mentionne"un livre écrit de la main de Marco  Polo" intitulé "Des admirables régions tartares".
Sur la route de Marco Polo - Michael Yamashita (2003)

Capitello

Vue plongeante sur la prison....

mercredi 20 juillet 2011

Marco Polo (Venise 1254-Venise 1324)

La galère commandée par Marco Polo se prépare à entrer en action à Curzola

Été 1298 : la flotte génoise commandée par l'amiral Doria, 85 galères, parcourait la Dalmatie vénitienne dont elle dévastait les côtes.
Andrea Dandolo arma  à la hâte une flotte de 98 navires.
Le 8 septembre, le combat s'engagea.
84 galères vénitiennes tombèrent aux mains des génois qui firent 7000 prisonniers ; parmi eux, un commandant de galère : Marco Polo.
Parmi les milliers de Pisans capturés lors d'une autre guerre se trouvait Rustichello, écrivain en langue d'oïl, de romans chevaleresques. (A chaque genre littéraire sa langue : le latin pour les sujets scientifiques et religieux ; la langue d'oc pour l'amour et la langue d'oïl pour les aventures).

Tiré de : Sur la route de Marco Polo - Michael Yamashita (2003)

Gondole vers le palais Rezzonico, vers 1930

"Pas de deux"

lundi 18 juillet 2011

La Teriaca

Trace dans un pavé devant la pharmacie du campo San Stefano


(La panacée)
Beaucoup d'entre nous doivent se rappeler du crédit qu'on portait à la "teriaca", autant pour son usage externe que pour son usage interne. Nos anciens prêtaient une confiance encore plus grande à ce remède inventé, selon certains, par le fameux Mitridate, roi del Ponte et, selon les autres, par un grec prénommé Andromaco. Plus de soixante ingrédients la composaient, dont l'opium, l'orne de Crête, la myrrhe troglodyte et même des extraits de vipère. Depuis le XVIIème siècle, Venise se distinguait dans la préparation de la teriaca, sous la surveillance du magistrat de la santé, à qui le soin revenait de veiller sur le choix, la qualité des ingrédients, la justesse et l'uniformité des manipulations. Les pharmacies qui avaient obtenu la licence pour fabriquer la teriaca se nommaient "teriacanti", et, chaque année, tenaient exposés, disposés de belle manière et bien décorés, les ingrédients, tandis qu'une partie de ceux là étaient broyés, dans la rue même, dans des mortiers de bronze, situés au dessus de quelques cercles de silex, encore visibles à quelques endroits. C'était le travail des "facchini" qui endossaient des veste blanches, des pantalons rouges, des chaussures jaunes et des bérets bleus, surmontés de plumes ou de fleurs sèches. Entre deux coups donnés au mortier avec la masse, ceux-ci entonnaient quelques strophes, semblables à la suivante :
"Pour les poisons, les flatulences et autres maux
La tiriaca est le premier des remèdes"
Parmi les pharmacies "teriacanti", celle de la tête d'or, à S. Bartolomeo se vantait.. Elle avait l'habitude de distribuer un petit imprimé énumérant tous les mérites de la teriaca : guérir de la peste , et de toutes les maladies contagieuses, chasser du corps toutes les mauvaises humeurs, en redonnant la quiétude à l'esprit; guérir des piqûres de scorpion, de vipère et des morsures de chien, libérer de la tuberculose et des fièvres putrides, guérir des maux d'estomac et éclaircir la vue…
En dépit d'aussi belles prérogatives, l'usage de la teriaca a beaucoup diminué aujourd'hui, et l'on peut dire qu'il ne s'en fabrique que seulement pour l'usage des pays étrangers.
Anecdotes historiques vénitiennes" - 1897 -Giuseppe Tassini - Merci à Claude Soret pour ses traductions.

Chioggia - Petit clin d'oeil à Elio







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dimanche 17 juillet 2011

Le 3e dimanche de juillet


Le 3e dimanche de juillet l'immense cortège de dignitaires franchit un ponton de plus de 80 mètres de long, d'abord le Grand Canal, puis la Giudecca, escorté des sénateurs en écarlate, accompagné des ambassadeurs étrangers.
Le doge, tout de blanc vêtu, un manteau de brocart d'argent agrafé aux épaules, s'engage sur la passerelle de barques au milieu du carillon des cloches, de la sonnerie des trompettes, des hurlements de la foule et du tonnerre des canons ; il est arrivé à plus d'un spectateur de s'évanouir de saisissement.

Senza titolo

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