mardi 15 novembre 2011

Organisation et fonctionnement des théâtres d'opéra

Les théâtres d'opéra étaient construits par des membres de l'aristocratie et leur appartenaient individuellement ou en consortium mais leur direction était en général confiée à des entrepreneurs privés.
A Venise, la saison principale était le carnaval mais il y avait aussi une saison d'automne, sorte de préliminaire à la saison du carnaval.
Elle débutait à la mi-novembre, époque où la noblesse était revenue en nombre suffisant de la seconde villeggiatura et prenait fin à la mi-décembre.
Le poste le plus lourd du budget d'un imprésario était la troupe de chanteurs. Il devait ensuite trouver un drama. Ce dernier pouvait être commandé à un poète ou on avait recours à un drame ancien.
La censure civile et ecclésiastique exigeait que les textes lui soient soumis d'avance puis imprimés pour comparaison avec ce qui avait été autorisé.
Chaque théâtre possédait sa réserve de décors. Le système consistait à faire glisser les coulisses sur des rails reliés à une manivelle dissimulée sous la scène, invention de Torelli.

Riflesso riva degli Schiavoni

Le soir tombe

lundi 14 novembre 2011

dimanche 13 novembre 2011

La messe du Précieux Sang aux Frari


Melchiorre Trevisan ayant transporté de Constantinople à Venise en 1479 et déposé dans l'église de S. Maria Gloria dei Frari une relique qu'il disait contenir une goutte de sang du Rédempteur, fixa que, chaque année, le jour, dit dimanche de Lazzaro, où la relique fut donnée à l'église des Frari soit dite une messe solennelle.
En cette circonstance s'établit une curieuse coutume, à savoir que certains hommes désignés pour cela, touchaient le cristal renfermant la relique sacrée avec des baguettes rouges, qui avaient en leurs extrémités une sorte de bouton qu'ensuite les dévots pouvaient embrasser.
Une motion du procurateur de la Supra, Marco Foscarini de S. Eustachio, vint interdire cette pratique en 1743.
Une autre coutume, en ce jour, était celle de conduire à l'église de S. Maria Gloriosa les envoûtés pour les exorciser. Cela se pratiquait aussi le Jeudi Saint. Avec le temps, cette pratique disparut. Il y a environ cinquante ans, un autre possédé du démon ne se rappelait pas bien si c'est le jeudi saint ou le dimanche de Lazzaro qu'en l'église des Frari, il fut libéré du démon qui, avec craquements et crevasse dans une plaque, voulut donner lui même le signe de son départ.




Anecdotes historiques vénitiennes" - 1897 -Giuseppe Tassini - Merci à Claude Soret pour ses traductions.

Senza titolo


jeudi 10 novembre 2011

"Les maîtres de l'or"

Le marché du Rialto était  le centre universel des affaires. Il était le rendez-vous d'une foule de marchands de tous les pays, attirés par les bonnes occasions de vente et d'achat qui n'avaient leurs pareilles en aucun autre lieu du monde et par les conditions de sécurité que seule une République maritime et marchande pouvait garantir.
L'équité des juges et la bonne disposition des magistrats faisaient contrepoids à la sévérité des bureaux de douane et au zèle de ceux qui devaient exercer une surveillance.
De Florence arrivaient chaque année 16 000 pièces d'étoffe en échange de bonne laine française et catalane, d'alun, d'or, d'argent et d'épices.
Venise comptait sur les Allemands pour débarrasser le marché des surplus des produits orientaux.
"Venise au temps des galères" - Ugo Tucci

Sotoportego Michiel - Cannaregio