mardi 5 octobre 2010

Santa Maria della Salute


Jadis il y avait là un monastère et une église dédiés à la Sainte-Trinité que la République, au milieu du XIIIe siècle, avait donnés aux chevaliers teutons pour les remercier de leur aide contre les Gênois.

Clément VIII supprima ce privilège et le transféra à un séminaire de clercs.
En 1630, devant la terrible peste, le Sénat fit voeu d'ériger à cette place un temple à Santa Maria della Salute. Longhena en fut chargé. A côté de l'église qui se construisait lentement (elle ne fut consacrée qu'en 1687), il éleva aussi le Séminaire patriarcal qui renferme la tombe de Sansovino, des sculptures de Vittoria et un Giorgione.

© VENISE - C. Mauclair - tableaux de J.F. Bouchor- 1926

Rêveries au fil de l'eau



lundi 4 octobre 2010

Tableau de Gabriele Bella


Les officiers de l'État adjugent les galères aux armateurs sur la Piazzetta de San Marco.

Le commerce maritime était pratiqué suivant deux modalités distinctes : il y avait le commerce effectué avec des navires de propriété publique, garanti et protégé par l'État lui-même, et le commerce libre, organisé par des particuliers avec des navires appartenant à des personnes privées.
Le commerce avec des navires publics était pratiqué avec des galères adjugées à des commerçants privés, qui s'unissaient parfois en sociétés, car les dépenses d'armement pour le chargement, l'équipage et le gréement étaient énormes.
Alvise Zorzi - Venise

Les pigeons de la place Saint-Marc


Une des cérémonies du dimanche des Rameaux à Venise était celle où s'envolaient de la loge de la basilique Saint-Marc des oiseaux, surtout des colombes, qui ensuite devenaient la proie du peuple. Stringa dans les ajouts qu'il a apporté à la Vénétie de Francesco Sansovino nous dit que, ce dimanche, tandis que le chœur des prêtres chantait sur la place, " beaucoup d'enfants, montés à cet effet sur le sommet de l'église, jetaient divers oiseaux, gros et petits avec des morceaux de papier coloré , attachés aux pattes de sorte qu'ils ne puissent s'envoler trop loin et qu'arrivant sur la place, ils soient pris par ceux qui pouvaient les prendre, puis manger pour Pâques. Pour qu'ils soient bons à manger, il fallait de jeunes colombes…. La cérémonie se déroulait dans une grande allégresse, semblable à celle des enfants hébreux, quand avec des rameaux à la main, ils rencontrèrent le Christ entrant à Jérusalem."

Quelques unes des colombes réussissaient à s'enfuir et s'abritaient sur les toits de la basilique, du palais ducal ou des procuraties. Elles y faisaient leurs nids et avec le temps, se multiplièrent, comme on peut le constater aujourd'hui. Le gouvernement voulut leur faire construire quelques abris sur le toit de la basilique et leur distribuer chaque jour des graines, sur la place ou la piazzetta. La République étant tombée, des personnes privées prirent la succession, parmi lesquelles la comtesse Catterina Querini Polcastro, qui, de l'appartement où elles habitait dans les Procuratie Vecchie, avait l'habitude d'administrer à midi une ration de grains aux colombes. Une autre ration ensuite était jetée à deux heures. du haut de l'Office des Assurances Générales, par le soin de quelques employés.

Ainsi nos colombes avaient deux repas par jour. Aujourd'hui, elles n'en ont plus qu'un, aux bons soins des Assurances, qui ont inscrit à leur budget la somme correspondante.

Il est ici opportun de faire une observation. Le spectacle de ces volatiles qui se familiarisent avec les passants et surtout les étrangers, qui leur donnent à manger du grain, acheté pour ça, est agréable. Mais d'autre part il faut considérer les dommages qu'ils apportent à nos monuments, qu'ils couvrent de saletés. On peut donc se demander si c'est un blasphème que de vouloir s'en débarrasser.
Anecdotes historiques vénitiennes" - 1897 -Giuseppe Tassini - Merci à Claude Soret pour ses traductions.

dimanche 3 octobre 2010

Reflet sous la pluie...

Au fil des "rii"

"Chats de Venise"


©1999-La renaissance du livre - R. de Laroche-JM Labat

samedi 2 octobre 2010

Porte d'eau

Reflet vénitien

Mur et pierres de Venise

Nobles au café

Une première boutique de café s'ouvrit en 1683 sous les Procuratie Nuove, et la ville regorgea de ce genre d'établissements, lieux de rencontre qui permettaient de bavarder, de discuter et de jouer.
Sur la seule place Saint-Marc, on en comptait, au XVIIIe siècle, au moins vingt-six.
Alvise Zorzi - Venise

vendredi 1 octobre 2010

La "Naranzeria"


Le "Fondaco" fut concédé par le Sénat dès le XIIIe siècle aux "Tedeschi".

Les Germains recevaient les denrées de l'Orient et écoulaient les produits de leurs pluvieuses contrées.
Un incendie le détruisit en 1505.
Sur la rive opposée, sous le palais "dei Camerlenghi" étaient disposés de petits magasins et sur le quai de la Naranzeria se tenait le marché des oranges.
La profession de "naranzeri" était un privilège réservé aux seuls natifs de Venise.

© VENISE - C. Mauclair - tableaux de J.F. Bouchor- 1926

Reflet vénitien

Depuis tant de temps, je soutiens un balcon...

Porte d'eau et son reflet

jeudi 30 septembre 2010

Détail d'un tableau de Carpaccio

Banquier occupé à écrire sur un registre posé sur un "banc"

Du côté de Pellestrina