Quelques photos de la Venise qui me fait rêver ; du calme, de la sérénité, des couleurs, une atmosphère et quelques anecdotes d'un autre temps pour rêver, découvrir ou sourire.
vendredi 25 novembre 2011
jeudi 24 novembre 2011
mercredi 23 novembre 2011
mardi 22 novembre 2011
Les chevaliers servants
C’était l’habitude, dans les siècles passés, que les femmes mariées aient leur chevalier servant, même si l’on dit que cela venait quelque peu, remettre en question le contrat nuptial.
Le matin, le chevalier allait réveiller la dame, lui donner le bon jour, lui servant de serviteur, allant même jusqu’à lacer son corset. Il la guidait ensuite dans sa promenade et le soir, l’accompagnait à quelque réception ou au théâtre. Là, il lui tenait compagnie dans sa loge et lorsque la représentation se terminait, il l’accompagnait encore à la rive pour réveiller le gondolier assoupi , lui donnait le bras pour monter dans la gondole et la reconduisait à la maison d’où il ne partait qu’après l’avoir vue étendue sur sa couche.
Invoquons un poète satirique de l’époque :
Permettre qu’il lui prenne le buste
Sans plus incommoder la femme de chambre
Le voir dans sa chambre encore le soir
Jusqu’à ce que sur le lit elle s’étende
A mon avis, c’est une chose malhonnête…
Avec tout çà, les dames juraient et parjuraient , qu’en dehors de quelques baisers ou d’autres petites libertés, elles ne concédaient rien à leurs chevaliers
Ceux ci se rendirent tellement nécessaires dans les familles que, parfois, par amour de la paix domestique, le bon mari devait aller prier le cavalier de venir faire la paix avec lui même.
Curieuses sont les paroles que Goldoni met dans la bouche de Pantalone dans sa comédie " Les femmes pointilleuses " :
La conversation d’une dame et de son chevalier servant est à mourir de rire. Elle est là, dure comme un roc à se laisser adorer. Celui-ci soupire pour elle, se met à ses genoux, lui tend les plats, lui donne son mouchoir, lui baise la main, lui donne le bras, lui sert de secrétaire, de femme de chambre, la parfume, l’asperge, la cajole, l’assiste….Elle, elle le tient à ses pieds, le réduit en esclave; idolâtre de sa beauté. Son sexe triomphe
Anecdotes historiques vénitiennes" - 1897 -Giuseppe Tassini - Merci à Claude Soret pour ses traductions.
lundi 21 novembre 2011
dimanche 20 novembre 2011
samedi 19 novembre 2011
vendredi 18 novembre 2011
L'Eglise et la pratique musicale
Le clergé italien comprenait les prêtres et leur hiérarchie, des moines et des religieuses, un clergé régulier dans les ordres non monastiques et les prêtres séculiers.
Le clergé régulier, jésuites, somasques et scolopi, occupait une position dominante ;
le clergé séculier un élément vital de l'intelligentsia.
Des laïcs "pieux" entouraient le clergé, regroupés en corporations variées (confraternita, scuola, congregazione, accademia) mais poursuivant les mêmes objectifs : charité, piété, prosélytisme.
L'Eglise a donc été le principal employeur des musiciens. Toute église possédait sa cappella ou coro avec à sa tête un maestro di cappella.
Les effectifs musicaux permanents d'une église était assez élevés pour les services du dimanche.
Le couvent de San Lorenzo ne possédait pas de coro mais célébrait la fête de leur saint avec un choeur extérieur et un orchestre recruté pour l'occasion ; les deux orgues se faisant face dans la nef, chacun était entouré par son propre coro.
En 1643, à San Marco, il y avait 35 chanteurs a cappella pour 18 instruments.
Venise, qui en tant que République, n'avait pas de cour et où dans les cérémonies publiques la musique n'avait rien d'ostentatoire, fit de l'église ducale de San Marco le dépositaire d'une expression culturelle autonome. On observait un rite censé découler de l'ancien rite aquiléen : d'où la mise en musique de textes étrangers au rite romain.
Doges de 1539 à 1567
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| Palais des Doges : Façade qui limite la petite cour des Sénateurs , oeuvre de Scarpagnino et Spavento (début XVIe s) |
Francesco Venier 1554-1556 - Lorenzo Priuli 1556-1559 - Girolamo Priuli 1559-1567
La Réforme qui bouleversa et ensanglanta les grandes puissances de l'Europe s'arrêta loin des lagunes et rien de remarquable n'eut lieu entre 1539 et 1567.
Les six doges n'ont eu d'autres buts que de donner la plus longue durée possible à cette période de paix qui fut propice au développement des lettres et des arts et à l'embellissement de la ville.
Sansovino, Scarpagnino, Sanmicheli, Palladio et leurs disciples élevèrent clochers, églises, scuole et palais que l'innombrable pléiade des peintres guidés par les Palma, les Titien, les Tintoret, les Bassano décoraient de leurs fresques et de leurs toiles.
On acheva la majestueuse Bibliothèque de Saint-Marc, le palais de la Monnaie, la cour du Palais des Doges; on éleva les palais Loredano, Cornaro, Dolfin, Da Ponte, Grimani, la loggetta.
Les fêtes que Venise donnait pour célébrer les glorieux anniversaires de son histoire attiraient les étrangers par leur originalité et leur somptuosité.
Venise et ses doges - H. Gambier
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