vendredi 18 avril 2014

La Flagellation

Luca Signorelli - vers 1510 -
Ca d'Oro

jeudi 17 avril 2014

Christ au jardin des oliviers avec

saint Louis de Toulouse, saint François, saint Dominique et saint Marc
Marco Basaiti - 1510 ou 1516
Accademia

mercredi 16 avril 2014

Impressions de Venise (3) - Henri Ferrand - sept 1910

Photo Carlo Nayo - XIXe

Je n'ai pas la compétence de notre collègue Reymond pour vous parler des splendides monuments ou des innombrables œuvres d'art qui attirent à la ville des doges l'afflux incessant des étrangers, mais je ne puis vous taire le sentiment de tristesse, de déchéance que l'on éprouve à voir sur le Grand Canal notamment, ces vastes palais, ces splendides demeures qui ont abrité les plus grands noms de l'aristocratie vénitienne, mal entretenus, dégradés, offerts à la location ou qui pis est envahis par les hôtels ou par les marchands d'antiquités et de verreries; C'est là l'ombre, l'ombre douloureuse au magique tableau de Venise.

mardi 15 avril 2014

lundi 14 avril 2014

dimanche 13 avril 2014

Bon dimanche !

Vierge adorant l'Enfant avec deux anges - vers 1490
Sebastiano Mainardi ?
Collection Vittorio Cini

samedi 12 avril 2014

vendredi 11 avril 2014

Impressions de Venise (2) - Henri Ferrand - sept 1910

Photo Carlo Nayo - XIXe s


Une des curiosités qui me frappa fut la magnifique entente qui règne dans le peuple pour l'exploitation...non, le mot est trop fort et dépasse ma pensée, pour tirer profit de l'étranger. Le gondolier, lui est un aristocrate. Il traite d'égal à égal avec le voyageur, mais il laisse toujours des sous-entendus dont le champ appartient à ses parasites. Quand vous arrivez à une station, vous voyez les gondoliers ou sur leur barque ou réunis à quai dans un de ces palabres perpétuels dont se réjouissent les peuples méridionaux. Auprès d'eux, couchés par terre ou accroupis dans un coin sont d'autres hommes au maintien moins fier, des sous-ordre évidemment. Quand vous voulez monter en gondole et que l'artiste a rangé son embarcation auprès du quai, c'est un de ces parasites qui, avec un court bâton muni d'un crochet, retiendra la gondole pour vous faciliter l'enjambée, qui vous présentera la main pour vous servir de point d'appui et qui, avec un geste précis et rapide de prestidigitateur, vous tendra le chapeau pour solliciter la "bona mane". 
A l'arrivée,
la scène est la même et à chaque station de votre promenade, vous avez, en dehors du prix convenu avec le gondolier, à satisfaire cet "ouvreur de portières". La "bona mane", dans ce beau pays où la douceur du climat fait se contenter de peu et incite à travailler le moins possible, c'est la ressource, le moyen d'existence d'une bonne partie de la population. Modique avec les petits, un peu plus forte avec les employés, mais générale, indispensable, c'est l'huile qui graisse tous les rouages, l'aide qui aplanit toutes les difficultés, et il est peu de fonctionnaires dans le budget duquel elle ne tienne une honorable place. Grâce à la "bona mane" vous voyez ce que vous ne pourriez pas voir, vous faites ce qui est "vetito", vos billets se timbrent tout seuls, vos bagages se transportent et toutes les commodités de séjour s'offrent comme par enchantement. La "bona mane" est une institution bien supérieure à notre national pourboire.

jeudi 10 avril 2014

mardi 8 avril 2014

dimanche 6 avril 2014

Bon dimanche !

Vierge à l'Enfant - Francesco Botticini - vers 1385
Ca d'Oro

samedi 5 avril 2014

Venise novembre 1917 : les alliés français et britanniques envoyés pour sauver Venise


Images capturées sur le téléviseur lors de la diffusion d'"Apocalypse"





vendredi 4 avril 2014

Impressions de Venise (1) - Henri Ferrand - sept 1910

Photo Carlo Nayo - XIXe 

La nuit était venue quand nous sortions de la gare ; sous les feux de la lumière électrique, avec les fanaux des bateaux à vapeur, les lanternes des gondoles qui se croisent pareilles à des lucioles, le spectacle du Grand Canal était féerique.La beauté s'éclipsa quand il fallut prendre un sombre petit canal pour arriver à l'hôtel, et l'un des pires ennuis de Venise, l'odeur désagréable de l'eau croupie, vint péniblement affecter nos narines. Mais une heure après sur la place Saint-Marc nous savourions l'inépuisable enchantement de ce climat merveilleux.
La poésie et la paresse s'accommodent beaucoup plus volontiers de l'usage des gondoles, mais pour la liberté, rien ne vaut la marche à pied. Et à Venise, bonheur dont nous n'avons plus d'idée dans notre vie actuelle, on n'a pas besoin de prendre garde aux voitures.
(En parlant des gondoliers) : On dirait un peuple à part, une race conquérante et dominatrice. La fière allure de ces gondoliers, l'aisance de leurs mouvements, la noblesse de leurs attitudes semblent descendre en droite ligne de ces héros condottiere dont le Coleone est le superbe type. Le peuple ordinaire de Venise, l'ouvrier, le marchand, le citoyen, n'a pas cet aspect et beaucoup de ses représentants ont le faciès malingre et souffreteux qui concorde avec l'habitat au fond de ces étroites fissures, ruelles ou canaux où le soleil ne pénètre pas, tandis que la vie au grand air et les émanations salines ont fait les muscles des gondoliers.
Peut-être le hasard me servit assez mal ; mais dans mes pérégrinations je ne pus rien voir qui me rappelât ces triomphantes beautés qu'ont immortalisées les pinceaux de la belle époque : les toisons rutilantes du Titien ont disparu et toutes les femmes autochtones circulent dans les rues en cheveux bruns assez abondants, relevés sans parure sur le haut de la tête, avec un long châle noir assez gracieusement porté mais peu flatteur.

jeudi 3 avril 2014

mercredi 2 avril 2014